Des anecdotes de dégustation : la magie des grands formats à l’épreuve du temps
Au fil des rencontres chez les vignerons, les anecdotes abondent. Un château bordelais ouvrait récemment deux caisses de son grand vin : même millésime, même stockage, mais l’une en bouteilles, l’autre en magnums. L’écart était saisissant : tandis que les bouteilles affichaient fièrement leurs notes tertiaires (pruneau, sous-bois, cuir), les magnums semblaient figés dans une jeunesse insolente, fruitée, à la finale persistante.
À Epernay, lors de la dégustation d’un Dom Pérignon 1996, les magnums montraient une effervescence vivace et des arômes floraux qui avaient en partie disparu sur les bouteilles de 75cl — et ce malgré des conditions de conservation identiques.
La Revue du Vin de France (2021) rapportait que lors d’une verticale de La Tâche (Domaine de la Romanée-Conti), les magnums du mythique millésime 1971 paraissaient avoir 20 ans de moins en bouche que les bouteilles, tout en offrant un bouquet encore vibrant et une bouche soyeuse.