L’histoire et la géographie : des traditions aux renouveaux d’aujourd’hui
La macération pelliculaire n’est pas la lubie d’un œnologue moderne : elle plonge ses racines dans les plus antiques traditions vinicoles de l’Est, du Caucase et des Balkans. Les amphores géorgiennes, les qvevris, accueillent depuis plus de 6000 ans le moût et les raisins en contact prolongé – un procédé qui renaît de ses cendres dans toute l’Europe et séduit même les grands domaines du Val de Loire, du Roussillon, de la Catalogne.
En France, l’Alsace a été pionnière dans l’adaptation raisonnée, cherchant à tempérer les risques oxydatifs (les cépages muscats y réagissent admirablement). Aujourd’hui, plus de 30 % des vignerons alsaciens emploient une macération pelliculaire sur leurs cuvées haut de gamme (Source : CIVC).
L’Italie, le Jura, la Slovénie, entre autres, nourrissent la recherche sur les vins blancs dits “de macération”, mais aussi sur le dosage optimal pour les blancs plus classiques. Pour preuve, la maison Friulane “Gravner” laisse parfois infuser les peaux durant plus de 180 jours !