Ces années-là qui marquent une génération de vignerons
Provence, capricieuse et généreuse à la fois, reste une terre où l’on apprend à lire les signes du temps. Cette année-là, l’histoire retiendra l’intense labeur dans les vignes, les sourires mêlés d’inquiétude dans les chais et les assemblages d’un nouveau genre.
La mémoire des anciens évoque parfois 2004, ou même 1999, autres années aux abondances notoires dans la région, mais chaque millésime apporte sa couleur propre. On se plaît à imaginer, dans trente ans, les conversations entre vignerons du Lubéron et de la Sainte-Victoire, évoquant ce cru où la nature, d’un improbable équilibre, a accordé plus que de raison.
La Provence, en cultivant l’exceptionnel, rappelle que les vendanges ne sont jamais tout à fait ce qu’on croit : au détour d’une météorologie clémente, d’une main humaine attentive, l’abondance se fait mémoire. Et, lorsque les volumes promettent, l’histoire du vin s’écrit plus que jamais à plusieurs voix.