Quand le vin se raconte : anecdotes et surprises du terrain
Sur le terrain, le poids des mots se vérifie à tous les niveaux. Certains vignerons, à l’instar d’Isabelle Perraud dans le Beaujolais, délaissent volontairement le jargon lors de rencontres avec le public, préférant parler de “gourmandise”, de “joie”, d’“histoire de famille”. En Alsace, la Maison Trimbach aime jouer des différences entre les descriptions données à l’export (très imagées et simplifiées) et celles réservées aux œnophiles français, plus pointues.
À l’inverse, la Bourgogne, où l’on distingue des nuances telles que “goût de pierre à fusil” ou “fruit confit d’automne”, voit nombre de touristes étrangers perplexes face à cette profusion de détails. Comme le résume un guide du Clos de Vougeot : “Il n’y a pas de bonne façon de raconter le vin, mais il y a mille manières de le faire aimer.”